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Actualité du club de triathlon de Lorient

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Parution presse

Triathlon. Une fin douloureuse pour Lorient De 2006 à 2008, Lorient a accueilli trois événements mondiaux. Mais la belle aventure se termine douloureusement pour l’organisation : elle est officiellement en sommeil, a licencié son dernier salarié et laisse un déficit de 70.000 euros. C’est l’histoire d’une ascension vertigineuse qui se termine sous la tente à oxygène. Pendant sept ans, sous la houlette de son dynamique président Éric Le Lostec, le FLK Lorient est devenu un organisateur de triathlons de premier plan. Succès sportif Le palmarès et la trajectoire depuis 2002 sont éloquents. A suivre, deux championnats de Bretagne, deux championnats de France, puis la consécration internationale : une manche de Coupe du monde longue distance, un championnat du monde longue distance magnifié par la médaille d’argent de Xavier Le Floch et une manche de Coupe du monde courte distance. Pendant toutes ces années, hormis un couac dans le parcours au championnat de France 2005, le succès sportif fut total. Autour de lui, Éric Le Lostec avait réuni une équipe d’organisation de qualité, reposant sur des personnalités pour la plupart extérieures à la discipline. Voilà pour la face lumineuse de l’aventure. Il en existe une autre plus sombre. Peu à peu, Le Lostec, qui cumulait les présidences du comité d’organisation (cotri) et de la section triathlon, s’est éloigné de celle-ci. Depuis trois ans au moins, les tensions étaient nombreuses entre l’organisateur d’un côté et les triathlètes de l’autre. Ces derniers, le président Philippe Viaud en tête, rament aujourd’hui pour expliquer qu’ils n’ont « rien à voir » avec le cotri et son président. « Nous sommes nous aussi, victimes en terme d’image ». Au fil du temps, l’incompréhension était devenue fossé. Les organisateurs se désolaient du désintérêt des triathlètes pour des manifestations qui dans leur esprit leur étaient destinées ; les sportifs étaient très critiques sur le train de vie jugé somptuaire du cotri. Double fracture A cette fracture interne s’en est ajoutée une autre avec le maire et président de la communauté d’agglomération, Norbert Métairie. Celui-ci avait peu apprécié d’apprendre, quelques jours avant un championnat du monde 2007 qu’il avait largement soutenu (deux fois 50.000 euros), qu’il y aurait un nouvel événement en 2008. Qu’il lui faudrait donc remettre la main au pot. Il l’avait fait, mais à hauteur de deux fois 30.000 euros « seulement ». Éric Le Lostec explique le déficit de 70.000 euros par cette réticence des collectivités locales à s’engager. Il le savait dès le mois de mai. « Mais on ne pouvait plus faire marche arrière, sinon il manquerait 160 à 180.000 euros » explique-t-il. Il a envoyé des courriers aux collectivités et parle de « renégociation », estimant « dommage qu’on en parle alors que ce n’est pas réglé ». En attendant, le cotri, qui a licencié son dernier salarié (il en comptait trois il y a un an) en décembre, est « mis en sommeil ». La nuit promet d’être longue

Télégramme 14/01/09
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